De larges mirettes...

par FLORENT BABILLOTE  -  30 Mai 2016, 15:01

De larges mirettes...

De larges mirettes,

un visage à double facettes,

ma poésie est pirouette,

sa silhouette m'illumine telle une allumette,

ma femme est ma musique,

ma rhétorique, mon ultime réplique,

si parfois elle pique,

c'est pour avancer,

dans ce torrent d'idées,

je me sens parfois si mal,

comme si je ne méritais pas son visage pâle,

elle est mon Graal, mon idéal,

la seule pour qui je lève le voile,

je l'apprivoise, elle me toise,

mon art est un mirage,

seul l'amour transcende mon âge,

je ne peux tourner une page,

lorsque je la regarde je vois tant de choses,

comme si elle ranimait ma prose,

je suis sa chose,

elle est ma dose,

vulgaire drogué, comment l'apprivoiser,

lui faire comprendre que seul moi peut l'emmener tout là bas,

quelque part entre elle et moi,

c'est une histoire allant jusqu'à l'au delà,

de celle dont on ne revient pas,

un aller sans retour,

bienvenu dans ma cour,

du haut de ma tour,

le monde ressemble à un four,

une fournaise dans laquelle tout le monde court,

seule ma femme apaise mon malaise,

seul assis sur une chaise,

regardant les braises,

le monde est un volcan,

je suis un torrent mais aussi le néant,

ma femme m'oriente dans le temps,

elle constitue mon présent,

mon allant,

j'aime aller à contre courant,

être là où on ne m'attend pas,

du moment qu'elle est là,

seul son regard à de l'importance,

il me permet d'atteindre la transe,

lorsque parfois je suis en errance,

souvent je danse avec les mots,

maquille mes maux,

afin d'atteindre mes idéaux,

lorsque je la vois,

je retrouve la foi,

celle d'un être qui voulait être Roi,

la vie c'est faire des choix,

je t'ai choisi,

tu m'as appris,

dans un restaurant à Paris,

Rien ne vaut la vie,

ce qui compte c'est l'envie,

l'envie d'être avec toi,

et même si mon chemin devenait un chemin de croix,

sache que je serais toujours là,

veillant sur toi.

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