Dans les yeux de maman...

par FLORENT BABILLOTE  -  23 Novembre 2017, 07:40

 

 

Dans les yeux de ma mère,

l'air parait si clair,

dans les yeux de ma mère,

oxymore atmosphère,

je vois tant de choses,

ma prose ose, apothéose !

arthrose de l'écriture,

mes vers ne sont pas assez forts,

pour exprimer tout l'or,

cristallisé par son regard,

les yeux de maman vestige, vertige de l'art,

je vois la souffrance,

le courage de l'errance,

la pauvreté lorsqu'elle était petite,

la soif de lire, 

à force de ne pas vivre,

les services sociaux,

la perte de ses idéaux,

et une famille perdue,

dans le mirage de la rue,

je vois la curiosité enfantine,

Alice au pays des merveilles,

L'éveil...

telle une contine,

pour toi pas assez de sous pour la cantine,

 

Dans les yeux de maman,

je vois tant de générosité,

toi qui t'es oublié pour m'élever,

Dans les yeux de maman,

soleil ardent !

 

 

dans les yeux de maman,

je vois un fauteuil roulant,

à force de malnutrition et puis un tournant,

le courage de vouloir te relever,

la soif de vaincre et de t'élever,

mon côté guerrier,

c'est à maman que je le dois,

elle est la plus belle preuve de foi,

ici bas le monde est dur,

dans tes yeux l'air est moins impur,

je vois la méditerranée,

ces gens qui voulaient te terrasser,

autant emporte le vent,

je sens le vent d'autan,

la méditerranée et son allant,

je vois Marseille et ce port ,

arrivée en France dans un camion comme de vulgaires porcs,

traitée comme des animaux par un passeur,

la France et les droits de l'homme aujourd'hui sèment aussi parfois la terreur,

Calais et les migrants,

le jugement  lancinant des gens...

Une profonde tristesse prend place,

dans la déformation de ma glace,

aujourd'hui je mesure ton chemin,

le courage face aux requins,

l'homme peut être si dur,

cette fois c'est sûr !

l'homme est un loup pour l'homme,

tout comme Google chrome,

abruti la population,

avec certains idéaux fourrent tout,

l'Amérique notre gourou,

j'ai choisi une autre voie,

celle de l'au delà...

en ce sens, j'aime prendre de la distance,

l'artiste ne rentre jamais dans la danse...

 

Dans les yeux de maman,

je vois tant de générosité,

toi qui t'es oubliée pour m'élever,

Dans les yeux de maman,

soleil ardent !

 

 

ma maman m'a apprit la transe,

le tango de l'écriture,

maman tu es dame nature,

ma créatrice élévatrice,

aujourd'hui je n'aspire qu'à une chose,

ton bonheur au bout de ma prose,

papa veille sur toi,

Alléluia !

tu as enfin trouvé ta voie,

la sérénité de l'amour,

preuve que cela permet de grimper sur une tour,

dans les yeux de maman,

je vois un tournant,

penser à contre courant,

dans les yeux de maman,

la pensée est à son apogée,

toi à qui j'envie ton côté si cultivé,

sache qu'ici bas tu es mon maître à penser,

aux côtés de Nasser et même Baudelaire, tu es ma racine carré,

mon alpha oméga,

avec toi,

je me sens comme un petit chat,

curieux et téméraire,

nous formons une paire,

symbiose d'une prose,

osmose jamais morose,

dans les yeux de ma mère,

dans les yeux de ma mère,

dans les yeux de maman,

je vois le temps qui passe,

la beauté d'une ride face au soleil sur une terrasse,

dans les yeux de maman,

je vois tant de choses,

douce Rose...

applause !

Crysalide éphéméride,

dans mon regard, 

tu ne prendras jamais une ride,

merci de combler le vide...

 

Dans les yeux de maman,

je vois tant de générosité,

toi qui t'es oubliée pour m'élever,

Dans les yeux de maman,

soleil ardent !

 

Dans les yeux de maman,

dans les yeux de maman...

 

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