Tendre schizophrénie...

par FLORENT BABILLOTE  -  19 Février 2019, 14:31

 

Une ombre avait prit possession de mon âme,

et même de la tessiture de mes larmes, 

dans ses mains parfois je me sentais vivant,

j'allais à contre courant,

des voix se battaient en duel dans ma tête,

J'étais comme une marionnette,

un esprit sans squelette,

Des voix m'hypnotisaient me disant que mon prochain était l'ennemi,

ma vie c'était vivre en sursis, je n'étais pas d'ici,

cacher aux yeux de tous ma maladie,

c'était mon passe temps favoris,

donner le change,

façon archange,

sourire dans la pénombre,

impressionner même mon ombre,

comment faire pour s'en défaire ?

Inconscient, déficient, comme un refrain lancinant,

j'étais un train errant,

sans objectif ni destination,

comment se motiver pour passer à l'action,

ma maladie était mon addiction,

vivre dans un film de science fiction,

c'était toujours mieux que mon quotidien sans passion,

puis j'ai découvert l'écriture, les reliures et les ratures...

écrire m'a transporté loin de la maladie quelque part en rhapsodie,

 

La maladie c'était comme être en sursis...

tendre schizophrénie comme je t'ai hais !

tendre schizophrénie comme tu m'as appris,

la maladie s'est évanouie face à ma poésie,

 

J'ai découvert le monde sous un nouveau jour,

j'ai vu la lumière se réverbérer sur les tours,

il m'a fallu réapprendre la vie,

c'était comme si je renaissais dans un nouvel esprit,

oh tendre poésie,

dorénavant chaque instant serait un délice,

Rennes et la place des lices,

j'ai découvert de nouvelles passions,

la danse des mots,

le Slam irrigue mon âme,

quoi de mieux pour exorciser mon drame,

apprivoiser mes vieilles larmes,

Le sport et la science furent aussi un remède,

même si je ne serais jamais Archimède,

Dorénavant chaque jour est extraordinaire,

il me suffit pour cela de contempler le ciel stellaire,

ou bien de voir son regard se poser sur moi,

Catherine est ma plus belle rime,

celle qui m'emporte vers la cime,

et me donne le courage d'affronter l'abîme,

Je suis loin d'être parfait,

mon reflet est imparfait,

mon écriture est à parfaire,

ma matière ce sont mes vers,

chaque jour est un défit,

dans ses bras je ris,

ma famille m'a aussi beaucoup aidé,

sur le chemin menant vers la voie lactée,

jamais nous n'avons abandonné,

conscient que la patience était le maître mot,

dorénavant mes vers voguent tel l'oiseau,

le roseau pli mais ne se broie pas,

mon écriture vacille parfois mais n'abdique pas,

pas à pas, je suis redevenu moi,

Je suis devenu Roi,

cet être plein d'espoir,

preuve qu'il n'est jamais trop tard,

l'espoir c'est d'y croire !

 

la maladie, c'était comme être en sursis...

tendre schizophrénie comme je t'ai hais !

tendre schizophrénie comme tu m'as appris,

la maladie s'est évanouie face à ma poésie,

 

tendre schizophrénie,

tendre schizophrénie,

tendre schizophrénie...

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