Ne jouez pas ma musique...

par FLORENT BABILLOTE  -  28 Mars 2020, 07:23

 

 

Ne jouez pas ma musique...

elle est unique comme une relique,

mes vers peuvent parfois être magique...

Ne jouez pas ma musique !

 

Certains me jugent sans connaître la profondeur de mon âme,

c'est peut être parce que leurs axiomes ne sont que larmes,

leurs âmes ne sont que jugement,

et ça joue sur les bons sentiments,

le monde est rempli de faux culs qui font semblant,

ce matin à travers la fenêtre de mon bureau,

j'ai vu les soubresauts de mes idéaux,

voler en éclats,

comme une vitre brisée,

j'étais tétanisé voyant mon reflet dans mon café,

l'air si fatigué,

seule la musique anime mon esprit,

elle irrigue les vestiges de ma poésie

 

 

les oiseaux sont inquiets,

et répètent comme des perroquets,

un refrain comme s' ils avaient le hoquet,

ils sont tel un reflet,

je m'accorde avec leurs esprits,

les gens ici bas ne comprennent pas cette alchimie,

seul compte le profit,

seule mon écriture calme mon être vociférant,

j'aime la vie et les gens lorsque ceux ci ne font pas semblant,

je marche sur les allées des graviers du vieux Rennes,

mon jardin d'Eden,

non loin du Thabor, ce parc majestueux,

dans lequel même le plus tortueux,

des esprits retrouve son équilibre,

Il suffit de respirer l'air pour être à nouveau libre,

Mes notes sont anxieuses,

elles pénètrent mon âme ténébreuse,

les oiseaux s'envolent,

et jouent à d'étranges jeux de rôles,

de New York à Paris,

De Sydney à Bercy,

venez par ici,

je vous tends la main,

c'est l'histoire d'un étrange dessin,

j'ai du caractère,

mon écriture est un cratère,

je suis un crac qui erre...

 

Ne jouez pas ma musique...

elle est unique comme une relique

mes vers peuvent parfois être magique...

Ne jouez pas ma musique !

 

 

dans mon monde il n'y a pas de jugements,

parfois j'ai été lent, souvent confronté aux délires du vent,

aux artifices des gens qui se mentent,

sans essayer de remonter la pente...

simplement la volonté de comprendre m'anime,

apprendre et entendre riment,

seule la cime,

peut m'arrêter,

j'ai délaissé la pitié,

envers mon être,

je l'ai envoyé paitre,

je ne possède aucunes vérités,

même si Electre électrise mes pensées,

la vérité n'est pas universelle,

elle est une sentinelle,

propre à chaque être humain,

 

 

quelque part dans un ruisseau de Vienne,

mes vers viennent,

et irriguent même la Seine,

la scène est ma demeure,

le seul endroit où je n'ai pas peur,

le seul endroit où s'exprime encore ma foi,

c'est l'histoire d'un homme transgressant les lois,

subitement je deviens torrent,

ouragan virevoltant,

où bien peut être un volcan,

en fusion, étrange dénomination...

ici bas les êtres sont des moutons,

se prenant pour des Lions...

un phénix ne renonce jamais à ses idéaux !

Ne me jouez pas,

en moi j'ai tant foi,

un jour peut être cela changera...

 

 

Ne jouez pas ma musique,

elle est unique, comme une relique,

mes vers peuvent parfois être magique...

Ne jouez pas ma musique ! Ne jouez pas ma musique,

tendre relique...

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