AILLEURS

par FLORENT 3121  -  5 Décembre 2011, 11:29

 

 

 

 

 

 

 

 

je suis ailleurs

dans un ciel sans peur

pleur, pleur, les nuages de mon coeur

tant de bonheur pour un homme et sa fleur

 

mon esprit s'embrouille

je suis une grenouille

je coasse des maux

je cris son prénom

 

je suis ailleurs

un soul pleureur

un homme perdu

dans ce monde superflu

 

je me cache dans l'écriture

dures dures parfois mes ratures

esprit brouillon

je suis un bouillon

 

fusionnent mes mots

l'envol de l'oiseau

j'ai un prénom

et une valise sans nom

 

je pars pour Rome

histoire de ne plus être un fantôme

 

l'extasie de ma poésie

c'est de créer sans cesse de nouvelles mélodies

 

je suis une chimère

un disciple de Voltaire

stratosphère...

les vers de Baudelaire

 

le vent froid de la nuit

glace ma poésie

 

je suis d'ailleurs

coule dans mes veines une petite lueur

celle d'un homme et de sa sueur

 

 

je transpire de maux

j'ai une encyclopédie de mots

mon cerveau est en expansion

 

tel l'oiseau qui ne sait où aller

je me suis réfugié chez ma dulcinée

assoiffé de vers

j'ai de quoi la satisfaire

ma main compose

ma femme dispose

je ne suis que prose

 

une chose de dame nature

moi et mes boursouflures

 

je ne suis pas unique

telle est ma rhétorique

platonique est mon approche

soit l'on accroche

soit l'on décoche

des injures

je commis un parjure

 

 

je suis d'ailleurs

le moule de la société ne m'a pas formaté

coule dans mes veines tant de sincérité

je ne suis qu'un leurre

 

le monde oxyde mes vers

pollue ma matière

j'aime la nature et le chuchotement de mon écriture

j'ai un stylo nommé Excalibure

 

la colonisation de nos cerveaux a commencé

je ne suis qu'une vague destinée à s'écraser sur du papier

prélassés sont mes vers assoiffés

 

je suis lumière

mes vers éclairent l'univers

je suis un homme en bandoulière

 

être de passion

je vis avec déraison

je ne dors plus

conscient que le temps ne me veut plus

je ne dors plus

conscient que le temps passe, passe

je suis dans une impasse

las d'être un homme en chasse

 

 

je me suis battu

contre une maladie sans nom

je suis revenu de la rue

mes idéaux sont mon nouveau bastion

 

 

tout ces préjugés sur ma maladie me fatigue

je suis sur les rives d'une digue

 

je ne suis pas d'ici

d'ailleurs est ma poésie

 

elle se nourrit de mes déboires

tard le soir

j'ai l'infime espoir d'entrevoir l'art

je lis, j'écris

voici ma vie

je ne sais rien faire d'autre

lecteur je suis vôtre

 

la différence m'envoûte

mes vers au mois d'août

c'est comme marcher sur la route

un soir de doute

 

je voudrais un destin

hors du commun

je me contente de mon chemin

en attendant au loin

 

une personne venue d'ailleurs

de celle qui vous arrache le cœur...

je l'ai trouvé

en sa chevelure dorée

elle a su me toucher

pour faire de mon ailleurs

un monde meilleur !

 

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