Démesure.

par FLORENT 3121  -  4 Mai 2011, 11:11  -  #OBSCURhttp:--srhtthp:v06.E-CLARTE : Schizophrénia.

 

La démesure de mon esprit

La pluie qui éclabousse ma vie

La cloche a sonné

J’ai laissé mon passé

Dans un coffre en bois doré

Pour un avenir simplifié

Puis j’ai apprivoisé ce chant sacré

Démesurée est ma volonté

De tout laisser  tomber

Parfois je voudrais juste noircir du papier

Devenir un artiste assoiffé

Une touche de sincérité

Dans un monde de faux-semblant

De faux cul errant

Je serais ce type aux yeux océan

Ce miroir de l’âme

L’écriture me mène sur les collines de la Normandie

Quelque part dans les jardins de Giverny

Le puits de ma poésie est très profond

C’est là que je trouve l’inspiration

Ma deuxième respiration

La démesure de mon écriture

La mégalomanie, mes manies, mes facéties

La démesure de mon esprit

Ainsi va la vie

Sur les lignes de mes mains coule un terrible refrain

Celui d’un homme à deux destins

Dans ce monde capitaliste

Je serais mentaliste

Dans cet univers d’individualisme

Je serais un prisme

Un astre lumineux lorsque l’ombre me nargue

Se targue de jouer avec mon âme

Dans ce monde volumineux

Je serais cette lumière que j’avais perdue

Dans ce superflu, cette contrée inconnue

Je serais une comète

Je ne fais que passer

Dans le ciel de la voie lactée

Je n’ai pas de pied-à-terre

De peur de perdre mes vers

Mes frères sont devenus fous

Les gourous sont partout

Chacun pense que l’autre est un ennemi

Seule ma poésie résiste au mépris

D’ici où d’ailleurs

J’irais cueillir ma peur

Dans ce parc de la terreur

Ce monde fait de rancœur

Je ne suis qu’un homme qui capte la lumière

Grâce à mes vers

J’ai retrouvé un côté sincère

Lorsque jadis je ne jurais que par Voltaire

Moins amer, je ne suis plus dans la surenchère

La folie de notre monde

Je suis un peintre de la pénombre

J’observe les gens

J’épie le vent

Les oiseaux dansants

Démesurée est ma volonté

Dans l’acier trempé

La démesure erre

Chaque être veut une berline lunaire

Je ne veux que bâtir une toile claire

Une mosaïque de couleur coule dans mon cerveau

La joie d’un homme qui prend son crayon

L’ultime destination

C’est sentir l’odeur de l’écriture

De celle qui calme mes ratures

Un voyage, une page qui se tourne

Un bateau ivre qui retrouve la voie

Voilà ce que je suis

Je me noie parfois dans un système de lois

Je suis parti au combat

Une prose de l’au-delà

J’ai fait table rase de mon passé

Pour mieux avancer

Je ne suis plus dirigé par des forces obscures

Depuis que j’ai croisé son regard fait de blessures

Mon adolescence m’a quittée

Je suis un homme démesuré

Tétanisé à l’idée de finir apprivoisé par la société

J’aime les défis

J’aime capter la lumière par mes airs

J’aime le regard de mes pairs

Quelque part au Caire

Je serais un homme stellaire

J’entre dans une nouvelle aire

Sincère est désormais ma matière

Je taquine ma poésie habile

Parfois je change de style

Subtil est mon phrasé

Tout comme sa voix sucrée

J’ai construit un livre curieux

Parfois lumineux et poussiéreux,

Sur les arcanes de mon passé

Comment faire pour ne pas reculer

Ne pas rechuter

Je dois faire une cure

Démesure, démesure…

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