L'apogée

par FLORENT 3121  -  3 Décembre 2011, 14:15

 

 

 

 

L'on s'est rencontré lors d'une soirée

j'ai entr'aperçu les courbes d'une fée

pourtant je ne me suis pas attardé

quoi de plus banal

pour moi l'enjôleur surdoué

et mes histoires surannées

 

je voulais juste t 'emmener dans ma suite nuptiale

puis tu es rentrée dans les annales

 

tu as glissé dans mon subconscient

un marqueur du moment présent

 

j'étais un homme à femmes, insatiable

j'aimais l'odeur du désir

les soupirs et puis s'évanouir

dans une prose sans devenir

puis j'ai croisé l'élixir de ton sourire

à faire pâlir

 

j'étais un jeune homme tourmenté

par ses pulsions

tu as su raviver l'émotion

l'onction de ton odeur

enfouie dans mon fort intérieur

mon coeur était un torrent de peur

pleur, pleur, encore mes erreurs

 

homme irresponsable

seul devant ma table

 

un nuage épais annonçait ma chute

et cette flute

qui chantait mon désarroi

ces souvenirs de l'au-delà

j'avais perdu la foi

 

seules tes mains m'ont apaisé

de cette folie qui m'habitait

hypnotisé par ces dames

j'étais en alarme

parfois seul le soir j'avais les larmes

sans arme

 

 

fade, sans loi ni respect

j'étais aux aguets

 

comment résister à la tentation

je n'arrivais pas à résister à une belle illustration

l'heure est à la rédemption

 

ton regard tel un art

le savoir face au miroir

a su me faire changer de couloir

j'étais dans le noir

perdu dans les chimères du trottoir

 

je croyais qu'exister

c'était être accompagné

peu importait le butin

je perdais peu à peu mon chemin

en vain je noyais mon chagrin

 

le sexe comme mot d'ordre

j'étais un homme difforme

 

j'ai compris que seul compte la sincérité

lorsque jadis je me cachais dans un océan d'opacité

 

tu es mon apogée

le ciel face à la voie lactée

ma destinée

j'écris comme un assoiffé

j'étais seul entouré de faux amis vociférants

de faux semblant errant dans le vice du temps

puis j'ai caressé l'idée de revoir un printemps

 

tes sourcils fins

comme ton caractère au bord de mon destin

ta finesse qui aiguise mes sens

attisant ainsi la transe

j'ai su élever mon degré de conscience

 

pour vivre notre amour au grand jour

je t'ai fait la cour

 

 

tu es mon apogée

le feu sur mon papier

 

je m'élève en ta présence

lorsque en ton absence

je perds mes sens

 

d'une rencontre anodine

je ferai une colline de mots

l'apogée de mon égo

 

je suis à la gare

j'écris pour être un phare

je suis sans égard

envers celui qui ne veut que la gloire

 

j'erre devant la Loire

les oiseaux dansent dans le ciel noir

un éclair vient balayer l'horizon

je suis en sursaut

j'éveille mon stylo

 

tu es mon apogée

l'acmé de ma destinée

 

je ne sais rien faire

comment faire pour te satisfaire ?

être aimé de ma chair

je ne suis ni manuel ni intellectuel

pourtant j'ai un gratte ciel

inscrit dans ma prunelle

 

mon cerveau n'est qu'un vulgaire stylo

qui ne sait que sculpter les mots

comment peux tu aimer un ado

je ferais de ta vie un bateau

voguant sur nos idéaux

un oiseau planant sur ce monde troublant

écoute la voix de mon aura

suis mon karma

 

je ne suis pas le meilleur des hommes

jadis fantôme tantôt idiome

pourtant dans mes veines coule en italique

ton nom si mélodique

j'aime ta voix symphonique

et ton air parfois symptomatique

d'un destin tragique

 

fantastique est le chemin

tu n'as qu'a me tendre la main

 

j'ai quitté les artifices du miroir

pour ceux du savoir

vouloir

c'est déjà pouvoir

 

tu es ma création

exquise inspiration

ma plus belle révolution

douce révélation

 

 

l'apogée c'est se sublimer

pour l'être désiré...

 

 

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