MON ARBRE MORT

par FLORENT 3121  -  18 Juin 2010, 08:40  -  #OBSCURhttp:--srhtthp:v06.E-CLARTE : Schizophrénia.

 

 

 

 

 

La dépression des feuillets de mon arbre

ces tiges volantes sous le poids du vent

les gens , leurs regards luminescents

le théâtre de la société

la multiplicité des préjugés

 

Mon arbre mort

et ces cris en dehors du temps

Mon arbre mort

son sang ne monte plus jusqu'à sa tête

ses rides rappellent qu'un soupçon de vie émane de son esprit

tailler la zone

devenir autre chose qu'un arbuste

voilà la mission de ce sapin

ce pins des bois

cette force enraciné dans la terre

j'erre comme mon arbre dans le soleil

parfois je me noie dans son charme

 

Mon arbre mort vivant

parce que vivre ici

c'est mourir chaque jour

la dépression de mes atomes

le tome un de mon livre

puis la régénération de mon trône

je ne vivrais jamais pour l'argent

je dématérialise mon esprit

je me reconstruit petit à petit

j'accepte enfin ce que je suis

 

ma poésie n'a pas d'égale

puisque elle émane d'un râle

un bruit agonisant vie dans les ténèbres de mon regard

celui d'un être qui sait qu'il part pour nulle part

 

Mon arbre se meurt, ma prose tourne dans ces longueurs

la dépression je ne connaissais pas

jusqu'à ce jours ou mon destin a quitté sa main

la tristesse je n'avais que effleurer

tel un stylo frôlant du papier

je me sens aujourd'hui vidé

j'ai tant donné

absorbé par mes études,

je me suis perdu dans les rives du jazz

les contours de mes phrases

je suis dans une étrange phase

 

mon arbre mort vivant, lui me regarde d'un air désopilant

lui qui des tempêtes est revenu

trouve mon désarroi superflu

 

 

je vogue sur la chemin de la vie

ma poésie grandit au gré de ma mélancolie

je suis si stupide, si avide d'écrire encore et encore

les ridules de mon écriture

démontre la force de mes blessures

 

mon arbre mort

et tous ces gens qui ont tort

le profit je n'entends que ça autour de moi

lorsque l'humanité est bafouée

violenté de racisme sous- jacent

de mal être ambiant

les hommes politiques n'ont qu'un seul but le pouvoir

Mais connaissent ils seulement le vouloir !

 

Je veux vivre avec mes principes

ma prose parfois irrite

mes rites sont de ceux qui élèvent

je retourne les bases de mon édifice mental

pour transcender mon râle

un jour peut être j'atteindrais le Graal

Je démultiplie mon esprit, son énergie en un seul point

là bas au loin

sur les dunes de ma rage souffre une partie de moi

celle qui réclame sans cesse la princesse au regard de verre

celle qui anime ma rapsodie

celle qui élève ma vie

 

Si je suis un être parmi tant d'autres

j'aspire à devenir différent

Ne pas suivre le troupeau les cheveux au vents

observateur, je suis en retrait

tout comme mon arbre mort qui dort en silence

il ne parle pas

mais son âme envoi des jets de larme

Ses yeux contemple le morne de la société

 

La domination de l'être humain sur le monde végétal et animal tourne à la tyrannie

quoi de plus normal pour les auteurs de la déclaration des droits de l'homme

sur son trône l'homme se pense insaisissable

lorsque ma fable érige nos faiblesses

mon arbre mort lui rêve de meilleurs lendemains

un peu d'eau et de vin

un sapins parmi les pins

le venin de la société c'est de dicter ses principes

l'ingérence à ses limites, elle traduit une certaine vulnérabilité

et tout ces pervers qui me font perdre mes vers

le monde est un gâchis

j'ai ce sentiment oppressant que plus rien ne saura comme avant

optimiste est ma mélodie

c'est en faisant des erreurs que l'être humain se relèvera

lorsque chacun ne pense qu'a son petit destin

je tente d'élever le débat

toutefois je ne suis qu'un arbre mort

ma prose vieillit

le temps s'assombrit

 

lorsque l'homme perd la raison

un million de morts payent la facture à cause d'un tremblement de terre

Dame nature se venge

Qui sommes nous pour détruire notre propre mère

l'homme erre dans les méandres de sa folie

la nature rature ses singes que nous sommes

l'opium du peuple c'est de croire en la matérialité des choses

lorsque seul les penseurs restent

 

j'ose bâtir l'osmose universelle

celle qui donne l'étincelle

la féminité de mes vers n'a pas d'égale

je suis unique tout comme chaque être ici bas

du plus petit insecte au plus grand des spectres

l'homme se plait à se détruire

sur les ruines de la société vit l'obscure clarté d'un livre déjanté

désarmé je ne sais plus quoi faire

peut être quelques verts solitaire...

 

Mon arbre mort, un être fait d'eau et de chlore

mon sapin, ma terre, mon refrain

je regarde mon arbre mourir

la prose de mes semblables se trahir

puis l âme de mon arbre s'envole dans le ciel

son esprit se reconstitue en un sage aux cheveux blanc

un clochard qui possède la clé du temps

peut être un jour dévoilera t il son secret

 

La conscience de l'espace temps

c'est l'élévation du genre humain

lorsque l'on les médias ne font que du lavage de cerveau

certains essaient d'augmenter le ton

 

mon arbre mort

où l'apologie d'une autre dimension

perdue entre raison et fiction...

 

 

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